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CHAPITRE 2


Les fonctionnalités de notre logique sous tutelle


1 Sans lintervention du Libérateur, les points dancrage de la logique charnelle, interdisent toute forme daction dans la nature divine


A la création de lhomo sapiens, Dieu était confronté à faire de cet être nouveau, un être pensant aux capacités danalyses élevées et doué dune intelligence supérieure aux autres espèces, tout en mettant à sa disposition une structure émotionnelle de survie, dotée dautodéfenses rapides. La logique dont il allait le revêtir allait donc devoir lui permettre de longues analyses, tout en assurant  sa sécurité dans un très rude contexte de vie, mais sans pour autant lui permettre de séloigner trop sensiblement des vocations de sa génétique.

Comme nous lavons évoqué dans le premier chapitre et afin que cette logique ne lentraine pas trop loin du but recherché au travers de cette génétique, Dieu se devait donc de mettre une tutelle spirituelle sur cette humanité naissante, afin de lui éviter les débordements abusifs. Quelque soit la nature de ces débordements, ils auraient pu entrainer ce nouvel être à exterminer, non seulement sa propre race, mais également bien dautres, comme nous en sommes devenus témoins. Dieu voulait en effet nous amener à ce que nous sommes devenus aujourdhui, sans oublier que demain, Il veut nous faire sortir de cette tutelle archaïque.

Hier, comme il en est encore aujourdhui, les capacités intellectuelles de cet être pensant, allaient donc lui permettre de longues analyses, par un circuit cérébral complexe, au travers desquelles il allait trouver un intérêt de la présence de son Créateur. Dieu voulait cependant lui apporter une capacité dautodéfense rapide, soutenue dans de longues adversités et le pourvu donc dauto réflexes, par un circuit cérébral hors analyses.

Pour assurer à lhomo sapiens, les fonctionnalités que nous retrouvons chez lhumain encore aujourdhui, nous devons en effet schématiser quelque peu les données scientifiques en rapport à notre structure cérébrale. Nous retrouvons alors deux circuits principaux dans notre cerveau, lun passant par toutes nos analyses, tandis que le second les évite. Le premier circuit est très lent et très énergivore, à cause des multiples neurones dont il doit interpréter lutilité de chacun deux, pour extraire une valeur comparative en rapport à lobjectif final recherché. Le second circuit est au contraire conçu pour des actions réflexes rapides, donc peu énergivore, ce qui permet davoir plusieurs circuits de cette nature ouverts en même temps. Lun comme lautre de ces circuits aboutissent cependant aux mêmes éléments de synthèse programmés, afin que notre QE (quotient émotionnel) puisse générer lordre dagir depuis lamygdale cérébrale.

Ces éléments de synthèse, préalablement programmés, sont donc comme des banques de données de réactions, mises à la disposition, soit de lensemble de nos analyses accompagnées de notre QE, soit uniquement de notre QE, ressenti principalement au niveau du cœur. Une capacité daccentuation ou de modération de ces éléments programmés, est placée principalement au niveau de nos analyses, ce qui nous permet de couvrir un large éventail de réactions, à partir dun stéréotype de base relativement restreint. Cest donc cette capacité dintervention sur la valeur à accorder à ces éléments programmés, qui nous donnent limpression de pouvoir gérer toute chose de façon équilibrée selon Dieu, ne serait-ce que notre propre spiritualité. Cest là une erreur fondamentale, puisque quelque soit lintensité de notre réaction, liée à notre QE et nos analyses, laction correspondante ne pourra être mise en pratique que par ces éléments de synthèse appartenant à notre logique initiale. Quelque soit donc la modération ou lintensification que nous apportons à laction programmée, celle-ci reste de nature charnelle et non divine, même si celle-ci correspond déjà mieux à la parole de Dieu et de notre conscience.

Ce sont donc les traces de cette logique initiale qui nous sont impossibles à contourner concrètement, ce qui place tout humain dans lincapacité de sortir de sa tutelle originale, autrement que par une assistance spirituelle ayant autorité sur la reprogrammation de ces dits éléments de synthèse dans son cerveau. Il nous est donc facile denvisager de grandes et belles solutions en paroles, liées à nos analyses, mais il nous est impossible de les mettre directement en pratique dans la logique divine. Le dernier élément de notre chaine cérébrale produisant linflux nerveux nécessaire à générer limpulsion indispensable à toute forme daction, est et reste de nature charnelle, rendant toute action impure au regard de Dieu.

Cest pour cette raison que nos analyses humaines de la volonté divine, nous conduisent à de possibles erreurs dinterprétation que nous mentionnions dans le chapitre précédent, jusquà pouvoir nous amener à confondre une souris avec un mammouth. Ce garde fou quest la tutelle de Satan, était donc nécessaire au développement intellectuel de lhomo sapiens, durant tous les siècles en question, afin de lui éviter tout débordement hors de sa génétique, raison pour laquelle une sécurité était nécessaire pour garantir le droit de regard de cette tutelle. Si cela navait pas été le cas et ne le restait pas aujourdhui, les erreurs dappréciation de tout contexte, auraient très bien pu amener lhomo sapiens, tout comme lhumain daujourdhui à devenir un élément destructeur incontrôlé. Ce sont donc ces sécurités dhier, qui nous maintiennent aujourdhui sous la continuité de cette tutelle et qui nous interdisent lemploi direct de la logique divine, malgré toutes nos bonnes volontés.

Nous ne possédons pas dans notre cerveau, dune image suffisamment précise dans ces banques de données à disposition du Saint-Esprit dans nos cœurs, pour produire la volonté divine en Jésus-Christ. Chacun interprète alors la parole de Dieu selon ses affinités, ses peurs ou tout autre critère à partir duquel il analyse ses propres banques de données, comme étant justes ou non. Nous retrouvons alors les valeurs du bien et du mal, situées pour les uns à la taille dune souris, alors que les autres y voient un mammouth. Ce sont là les sujets de tous nos conflits qui conduisent aux guerres, quelles ne soient que verbales ou mondiales.

Sans lintervention divine de Jésus, à laquelle nous devons aspirer et recourir à Lui dans les moments de notre confrontation à lemploi de lun de ces éléments de synthèse imparfaits, il est impossible à quiconque, de les reprogrammer afin dentrer pleinement dans la logique divine. La programmation initialement réalisée dans la logique spirituelle charnelle, na pour vocation que de nous maintenir tant bien que mal sur les valeurs de notre génétique et dans une attirance vers le respect du divin, avec une capacité den atténuer ou den augmenter limpact, mais absolument pas pour en assurer une reprogrammation dans une nature différente. Nous navons pas autorité sur la réécriture de ces éléments dans une autre logique, faute davoir nous-mêmes accompli la loi, comme cest le cas de Jésus. Si Dieu navait pas placé lui-même ces  balises  nous assujettissant à cette tutelle, ce nest pas un mieux quil aurait envisagé au travers du Libérateur en Jésus-Christ, mais un pire, par la mauvaise interprétation de la liberté que nous pouvons faire au travers de notre logique initiale.

Si Dieu avait permis que lhumain puisse reprogrammer lui-même ces éléments clés, Il aurait laissé le droit à cet humain de sortir définitivement de la bonne gestion de sa génétique, en labandonnant à son triste sort. Dieu poursuit au contraire léducation de lhumain, à prendre conscience quil ne peut découvrir la volonté divine, que par la réécriture de sa logique charnelle, sur lensemble de son système cérébral, mais il faut pour cela que cet humain sache quil ne sait pas.

Ces quelques lignes résument donc la totalité de notre réalité spirituelle, liée à notre logique charnelle. Cest elle qui nous interdit toute mise en pratique équilibrée selon Dieu, raison pour laquelle sa réécriture est indispensable dans notre cerveau, après notre baptême du Saint-Esprit dans notre cœur.

Toute personne avançant dans la sanctification chrétienne et lAmour de son prochain selon Christ, avance donc sans le savoir dans ce type de réécriture de son cerveau. Dautres ne font quutiliser leur logique charnelle, plus ou moins bien éduquée pour tenter daccomplir la volonté divine, depuis un cœur renouvelé ou non dans la logique divine. Ils oublient le plus souvent lamour de leur prochain, qui ne figure pas dans lécriture initiale de leur cerveau et confondent en lAmour de leur prochain avec la simple perception damour égocentrique, plus ou moins bien éduqués vers autrui durant lenfance. Ils ne reçoivent en fait que linfluence du Saint-Esprit à accentuer ou modérer limpact déjà programmé, sans que cela ne change pour autant la programmation individuelle de leur logique initiale.

Cest là la source de nos plus grandes confusions, mais aussi bizarre que cela puisse paraître à certains, ceux qui, sous la conduite du Saint-Esprit utilisent la construction initiale de leur cerveau, ou ceux qui avancent dans la réécriture de celui-ci, sont aussi utiles lun que lautre dans le cheminement de notre humanité vers la nature divine, comme nous le verrons plus loin.

Dieu aime toute sa création et veut nous utiliser les uns et les autres à rester confiants dans le Saint-Esprit, car cest Lui qui utilise alors les spécificités de chacun dans une complémentarité indispensable à découvrir sa nature divine. Cest en cela que nous pouvons voir que nous sommes tous enfants de Dieu, si nous le souhaitons.

Cest pourquoi, afin de pouvoir aspirer aux choses les meilleures, nous allons maintenant regarder quels sont ces banques de données programmés, qui produisent ces stéréotypes de réactions en nous. Chacun en connait le nom, car en fonction de la période à laquelle ils sinscrivent, puis se programment dans notre cerveau, nous les appelons esprit ou sentiments.